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Bonjour les internautes !Qui ne veut pas de mur bien bâti et stylé pour les clôtures de sa maison ? Le mur en bois, en brique ou en parpaing, ou encore en végétal vert est agréable. Tandis que le mur en pierre se montre très esthétique et très tendance aujourd’hui. Il garantit un charme gothique qui rime bien avec tout environnement classique comme  moderne. Malencontreusement, il n’est pas une tâche facile d’en édifier soi-même lorsqu’on n’est pas maçon.

Construire un mur en pierre demande de la persévérance, de la passion, de l’autonomie. Hormis cela, on doit connaitre quelques bases en maçonnerie, mais aussi les manipulations des matériaux adaptés. Découvrez mes techniques et les étapes de construction de mur de pierre.

Les matériaux à se munir

Comme avant toute construction de mur en parpaing ou en terre cuite, mieux vaut être bien armée en termes d’outils traditionnels en maçonnerie. Pour la réalisation du mélange, de la fondation, de l’aplanissement jusqu’au montage, on a besoin au moins d’une truelle, d’une taloche, d’une pelle, d’un seau, d’une dame, d’une corde, du fil à ligaturer et des piquets. On doit également disposer  d’un niveau à bulle, sans oublier le fil à plomb. Côté matière de construction, on a besoin de petits cailloux, de ballast, de fers à béton et évidemment des pierres sélectionnées suivies des trois ingrédients de base du mortier : ciment, sable et eau.

La fondation : l’étape dans laquelle la stabilité  du mur réside

Construire un mur doit être fait avec précaution et soin afin que celui-ci soit autant correct que solide. Car
sinon, un mur en pierre mal bâti peut produire un danger irréparable à l’entourage. Cette condition doit être
gardée en tête dès qu’on passe à la fondation qui est la base de la construction. De mon côté, je réalise d’abord
une délimitation de périmètre du mur. Ensuite, avec ma pelle, je creuse une fondation d'une profondeur de 40 cm et d'une largeur 2 fois plus grande que celle du mur que  je veux. Si la hauteur du mur souhaité dépasse le mètre, je vous conseille de creuser jusqu’à 50 cm. Puis, je remplis le soubassement avec les cailloux de blocage jusqu’à environ 10 cm de couche. À l’aide d’une dame, je les répartis et les aplatis pour verser par-dessus une couche de ballast. Je continue par couler la première couche de mortier sur 10 cm d’épaisseur. Je pose à leur tour les fers à béton tous les 15 cm en les reliant avec du fil à ligaturer, pour enfin, appliquer la seconde couche de mortier.
Voilà que la fondation est faite, je dois attendre 5 à 10 jours, histoire de laisser dessécher le mortier.

mur en pierre

Trier les pierres : il y a des critères à respecter

Au cours des jours durant lesquels la fondation s’assèche, je profite du temps pour trier mes pierres de
construction. Puisque j’utilise des pierres naturelles, mais pas de moellon, leur forme est variable avec des
aspects irréguliers. Donc je suis obligé de faire la sélection pour une bonne répartition.  Pendant l’opération, je
tiens compte de quelques critères : je garde les jolies  pierres pour la face extérieure de mon futur mur, les
pierres les plus longues pour me servir en épaisseur, celles régulières pour les angles, tandis que les petits
galets, je les mettrai au centre. Les pierres trop petites et celles fragiles sont à exclure. Seulement, assurez-
vous que la quantité de pierre soit suffisante.

Bâtir le mur : un peu de patience, on y est presque !

Une fois que toutes les étapes préalables sont faites, il est temps que je  passe à l’édification de mon muret.
Pour cela, je prépare d’abord le mortier dans lequel je mets de la chaux pour garantir un meilleur collage avec les pierres. Je mouille ces dernières pour que cela soit réciproque. Sur les fondations, je fais deux lignes droites
selon la largeur du mur que je souhaite, en utilisant les cordes et les piquets plantés aux deux extrémités. Cela
me permettra de mieux visualiser le mur et de garder le niveau jusqu’à la bonne hauteur.
Ensuite, à l’aide de  ma truelle, j’étale  du mortier sur les fondations sèches et je pose par-dessus une première
rangée de pierres sur l’angle puis sur toute la longueur afin de former la base du mur. Ensuite, je verse une
couche de mortier pour accueillir la deuxième rangée de pierres. De rangée en rangée, je pratique la même procédure jusqu’à ce que j’arrive à poser le dernier alignement de pierres. Durant chaque arrangement, je contrôle l’inclinaison du mur avec mon niveau à bulle. Vous pouvez utiliser du fil à plomb à la place du niveau à bulle. Pour une bonne imbrication, il est aussi préférable de savoir varier la taille des pierres.

La finition : c’est l’heure de penser au design du mur de pierre !

Dès que j’atteins la bonne hauteur de mur, je prends ma taloche pour lisser et aplanir la dernière couche de
mortier (je préfère le mur à sommet plat).  Au final,  je passe quelques coups d’éponge mouillée sur les pierres
dans le but de les laver et les rendre éclatants.  Pourtant, si vous souhaitez un mur à sommet aigu, vous pouvez
positionner les pierres de façon verticale. Cela peut améliorer son esthétique. Conseil : prévoyez plusieurs jours
pour que les mortiers sèchent entièrement et que le mur s’endurcisse avant de laver et brosser les pierres.